Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

Création d’un Fablab roulant pour intéresser les jeunes aux couches basses du Hardware

Les écrans sont devenus une composante essentielle de nos vies. Les enfants sont parfois décrits comme des « screenagers ».

Malgré l’omniprésence de ces formidables outils informatiques, le niveau de qualité des applications et systèmes d’exploitation confrontent très peu les utilisateurs au fonctionnement des machines. Hors celles-ci peuplent notre monde et la tendance n’est pas près de s’inverser. Il semble donc impératif que les générations futures puissent parler la langue de ces machines.

Il faut donc intéresser les jeunes aux couches basses du Hardware! Sinon ils resteront passifs devant des applications…

De l’électronique à la programmation en passant par la mécanique, le mouvement ‘Makers’ peut redonner de l’attrait à des filières professionnelles qui doivent permettre de recréer un tissu industriel dense.

Pour intéresser les jeunes à ces techniques pourquoi ne pas faire un Fablab roulant ?
Un bus-atelier se déplace dans les écoles et présente l’impression 3D, l’usinage CNC, le prototypage avec Arduino, ouvre au monde de l’open source, lie les contenus scolaires à des expériences dans l’air du temps… Un Bibliobus 2.0 😉

Un espace mobile centré sur le partage, le durable, le ‘libre’.

De quoi susciter des vocations dans un projet à dimension humaine.

Plus d’infos :

  • La culture maker, de l’anglais make signifiant « fabriquer », est une culture (ou sous-culture) contemporaine constituant une branche de la culture Do it yourself (DIY) (qu’on peut traduire en français par « faites-le vous-même ») tournée vers la technologie. La communauté des makers apprécie prendre part à des projets orientés ingénierie. Les domaines typiques de ces projets sont donc l’électronique, la robotique, l’impression 3D et l’usage des machines outils à commande numériques (CNC) mais également des activités plus traditionnelles telles que la métallurgie, la menuiserie, les arts traditionnels et l’artisanat. La culture met l’accent sur une utilisation innovante de la technologie et encourage à l’invention et au prototypage1. Une attention toute particulière est mise sur l’apprentissage de compétences pratiques et l’application de ces dernières de manière créative. La culture maker est née aux États-Unis et a été popularisée en Europe plus tard. In : http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_maker
  • Un fab lab (contraction de l’anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d’outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d’objets. In : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fab_lab

La caractéristique principale des fab lab est leur « ouverture ». Ils s’adressent aux entrepreneurs, aux designers, aux artistes, aux bricoleurs, aux étudiants ou aux hackers en tout genre, qui veulent passer plus rapidement de la phase de concept à la phase de prototypage, de la phase de prototypage à la phase de mise au point, de la phase de mise au point à celle de déploiement, etc. Ils regroupent différentes populations, tranches d’âge et métiers différents. Ils constituent aussi un espace de rencontre et de création collaborative qui permet, entre autres, de fabriquer des objets uniques: objets décoratifs, objets de remplacement, prothèsesorthèses, outils, etc.

Pour être appelé fab lab, un atelier de fabrication doit respecter la charte des fab labs1, mise en place par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Pour être identifié en tant que « fab lab MIT « , il faut passer une certification et des formations, mais un fab lab n’est pas nécessairement affilié au MIT. Les fab labs sont réunis en un réseau mondial très actif, d’après son initiateur Neil Gershenfeld2.

En France, l’État désigne ce type d’installation « atelier de fabrication numérique ».

Une réponse to “Création d’un Fablab roulant pour intéresser les jeunes aux couches basses du Hardware

  • L’idée de base du Fablab pourrait être appliquée à d’autres aspects de la culture du numérique à savoir la production et la médiatisation des productions (vidéo, audio, textes, ….), l’utilisation des espaces numériques (LMS / ENT) et l’apprentissage de la collaboration.
    Les rencontres et les échanges au niveau local pourraient déboucher sur des projets éducatifs intégrant des TICE.