Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

E-commerce: renforcer les efforts d’information et de formation

La Belgique est légèrement en retard par rapport à tous ses pays limitrophes au niveau des achats en ligne.

Par contre, comme le souligne Comeos dans son dossier « la Grande guerre », la Belgique est significativement en retard au niveau des ventes en ligne, et la situation est encore plus prononcée en Wallonie, avec de l’ordre de 1000 à 1200 e-shops (contre plus de 140 000 en France, dont le marché est pourtant seulement 20 fois supérieur à la Wallonie).

Quand on examine les freins évoqués par les entreprises wallonnes pour se lancer dans l’ecommerce, on est frappé par les arguments évoqués:

  • plus de la moitié estiment qu’ils n’ont pas besoin d’accroitre la visibilité de l’entreprise/la vente en ligne n’est pas adaptée à leur activité;
  • 1/6 pensent que leurs services/produits sur mesure sont inadaptés à la vente en ligne;
  • 1/4 pensent que cela coute cher;
  • 1/4 pensent que la logistique (envoi/retour) engendrera des problèmes.

Ces arguments peuvent être fondés pour certains business, mais certainement pas dans les proportions évoquées (il y a très peu de produits qui ne peuvent se vendre en ligne). De plus, des solutions existent à ces « problèmes », qui sont probablement plutôt juste des difficultés à relever (ex: la logistique et les moyens de paiement). Il semble donc que pour une partie non négligeable des PME wallonnes, essentiellement par méconnaissance que les « freins » évoqués sont exagérés et pourraient être levés.

Des erreurs sont fréquemment commises dès le départ d’un projet e-commerce. Avec au final des déconvenues. Car s’il y a déjà peu de projets d’e-commerce, en plus beaucoup sont mal engagés: mauvais positionnement stratégique, aucun élément différenciant de la concurrence (ex: on ne compte pas les revendeurs de pralines ou de produits de beauté Bio), mauvaise politique tarifaire, sous-estimation de certaines dépenses (logistique, e-marketing), etc.

TechnofuturTIC propose des formations opérationnelles en e-commerce. D’autres centres de compétence prévoient également d’en proposer. L’AdN anime un portail d’information. Et il existe de multiples initiatives privées. Mais, sur le terrain, il apparaît encore la nécessité d’un travail d’information et de formation à effectuer par les fédérations professionnelles (UCM, COMEOS, CCI, AIHE, UWE,…), par les cellules d’animations commerciales de centre-villes et par les clubs d’entreprises de parcs d’activités économiques.