Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

Favoriser la formation professionnelle sur l’implication du numérique pour le secteur de la construction

Près de 50% des faillites des entreprises du secteur sont imputables à des problèmes de management ou de calcul du prix de revient.

Si le volet technique est correctement enseigné au niveau du cursus scolaire suivi par les futurs professionnels (enseignement de base) ou le futur chef d’entreprise (formations en alternance), il semble que ces derniers soient insuffisamment éduqués quant au rôle du numérique dans l’entreprise. Que ce soit au niveau le plus élémentaire pour les relations B to B (ex: communication par mail, recherche d’information ou enregistrement de données sur les plateformes sources (ex : Administration, CCT-B, CSTC,..) et B to C (ex: site internet mis à jour, communication par mail) ou dans une perspective de gestion optimalisée grâce aux outils de type ERP, Track and Trace, et plus largement de type Little BIM.

De plus, la formation continue est déjà intégrée dans la vie quotidienne des entreprises sans pour autant être formalisée. Dans ce processus, le risque que le message soit mal compris ou erroné, dès le départ, est important. C’est pourquoi, la numérisation et l’accès (notamment via des applications mobiles sur chantier) permettent d’une part, de formaliser les formations et d’autre part, de disposer d’un référentiel valide techniquement.

Les actions suivantes pourraient apporter une dimension digitale plus forte au niveau de l’enseignement et de la formation et faciliter l’appropriation du numérique par le (futur) professionnel du secteur:

Action 1. Veiller à une mise à jour des compétences numériques des enseignants et des formateurs et intégrer des modules « ad hoc » dans les cursus académique, d’enseignement et de formation. Equiper les infrastructures scolaires et de formation de manière à permettre l’apprentissage par la démonstration de l’outil numérique et par l’exercice individuel (mise en situation). Il est important d’expliquer les avantages du numérique avec des exemples liés au secteur d’activité de l’apprenant.

Action 2. Formaliser les supports et les méthodologies pour l’initiation à la pratique des outils numériques et pour l’essaimage à tous les niveaux de formation (architecte, ingénieurs, entrepreneurs, personnel des entreprises, apprenants, …).

Action 3. Développer des référentiels de formation notamment en ligne sur les outils numériques et le BIM destinés à soutenir leur intégration dans les différents cursus propres au secteur de la construction. Développer des modules de formation e-learning et blended learning afin de pouvoir offrir des formations accessibles au plus grand nombre, sans contrainte de temps et d’espace. Intégrer les nouvelles compétences détectées dans les référentiels professionnels et dans les référentiels produits par le service francophone des métiers et des qualifications (SFMQ).

Action 4. Mettre en place un partenariat fort de type PPP entre le secteur de la construction (maître d’ouvrage, architectes, ingénieurs, fabricants, entrepreneur,…), les développeurs d’applications numériques et le monde académique, les acteurs de l’enseignement et de la formation. Ceci pourrait se concrétiser par la création d’une plateforme de la construction numérique dont l’une des missions pourrait être la mise en ligne d’un portail d’échanges « ad hoc » réservé à l’enseignement.

Une réponse to “Favoriser la formation professionnelle sur l’implication du numérique pour le secteur de la construction

  • Michel Heukmes

    Très important pour les entreprises d’utiliser les outils numériques comme le BIM. C’est vital pour rester dans la compétition européen (voir les efforts réalisés par divers pays qui ont compris l’importance de former le personnel des entreprises).