Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

Aides e-business repensées pour les besoins des commerces physiques

86% des belges cherchent en ligne avant d’acheter! En 2015, il est indispensable pour les commerces physiques d’être visibles sur le numérique.

Les aides actuellement proposées par l’AdN concernent la création d’un site e-business et la mise à disposition de spécialistes Rentic.

Ce type d’aides convient bien si le commerçant maîtrise déjà l’intérêt du numérique pour ses activités, s’il possède des compétences marketing et s’il a effectué une réflexion sur une  stratégie performante qu’il souhaite mettre en place. Il faut admettre que la grande majorité des commerçants indépendants ne sont pas dans cette situation.

Assurer sa présence en ligne ne signifie pas nécessairement « créer un site e-commerce ». Les commerçants doivent avant tout soigner les aspects « web-to-store ». Pour cela, ils ont besoin d’une bonne visibilité en ligne, de soigner leur e-réputation (avis clients nombreux et positifs) et d’utiliser des outils axés sur le contact client.

Les aides e-business et Rentic ne couvrent pas ces aspects.

Ce dont ils ont besoin avant tout, c’est :

  • d’un accompagnement pour aborder les premières étapes de leur présence sur Internet (outils de géolocalisation, Facebook, inscription sur les plateformes liées à leur secteur, etc.)
  • d’un coaching pour les aider à définir des solutions simples et facilement mises en place qui leur sont vraiment utiles au quotidien et d’élaborer un (mini)plan marketing;
  • d’un suivi permanent pour adapter et progresser dans leur présence en ligne;
  • d’aides financières pour mettre en valeur leur commerce et leurs produits: photographies, logo, aspects rédactionnels;
  • d’aides financières pour l’insertion de leurs produits sur des plateformes communautaires ou sur des sites gérés par leur ville et pour intervenir dans les frais d’abonnement à ces sites.

A qui confier ces tâches ?

Le passage vers le numérique pour les commerces physiques constitue un secteur qui concerne fortement les pouvoirs publics. De très nombreux organismes et territoires, en France et au Canada, testent déjà des méthodologies pour y parvenir.

Un test est également en cours sur la ville de Dour (réalisé par Dominique Moraux en partenariat avec l’asbl Dour centre-ville).

Les compétences nécessaires sortent des schémas habituels et ne correspondent pas aux offres standards proposées par les « agences web ».

Avant de confier des missions pour l’accompagnement des commerçants locaux à des professionnels du numérique, il serait vraiment souhaitable de les former à ces nouveaux enjeux.