Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

Aides publiques en e-commerce

La Wallonie est particulièrement bien servie en incitants publics par rapport aux régions et pays limitrophes. L’argument du coût ne devrait donc pas freiner l’entrepreneuriat en ligne (pourtant évoqué par 1/4 des PME).

Par contre, ces aides ont-elles été bien décernées ?  Dans certains cas, ces aides ont été déterminantes. Mais beaucoup de projets sans risque financier, ni technologique ont également été subsidiés. Même le paramétrage d’une boutique “Prestashop” standard peut être subsidié à 50%.

Des projets dont l’idée était sympa ont bénéficié d’une médiatisation et d’un coaching par des systèmes de promotion de l’entrepreneuriat. Mais les projets web les plus pertinents ne sont pas forcément « funs », notamment dans le BtoB.  Des projets plus stratégiques et plus risqués sur le plan tant technologique qu’économique, comme des places de marché BtoB, n’ont pu obtenir que 15000€ de subsides sur un budget parfois 10x supérieur.

Il faut par ailleurs fréquemment constater en Wallonie un délai de plus de 6 mois pour obtenir l’accord sur le dossier. La prime financière peut arriver plus d’un an après le dépôt du projet, alors que le subside aurait été le bienvenu au début de l’activité, surtout quand il s’agit d’un starter.

Il serait donc probablement pertinent d’évaluer ces dispositifs d’aides publiques, d’autant que certains e-commerçants estiment que le subside  a un effet indirect sur les devis remis, qui seraient fréquemment sur-évalués par rapport aux projets non-subsidiés.

Les suggestions émises dans un article de mars 2015 sont de privilégier la voie du soutien public au capital à risque dans ce secteur, et qu’il faudrait aussi plus soutenir le conseil à l’amont du projet, lors de la définition de la stratégie commerciale, via un système du style « chèque à la consultance ».

L’aide RENTIC a un sens pour les projets e-business complexes car elle permet un accompagnement sur une période allant de 3 mois à 1 an. Mais pour des commerçants et fabricants qui se demandent comment se lancer dans la vente en ligne, un conseil de courte durée (3 à 6 jours) serait nécessaire.