Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

Favoriser la R&D collaborative

Les projets de recherche wallons autour du numérique sont fort contraints. Soit l’entreprise mène seule son projet de R&D (aide entreprise), soit elle peut recourir à un mécanisme généraliste de type CWality où s’ajoute un acteur recherche, mais l’entreprise y reste seul acteur commercial.

Des mécanismes plus collaboratifs devraient être encouragés afin que plusieurs entreprises puissent collaborer ensemble sur des thématiques de recherche informatique convergentes, et ainsi gagner en masse critique. On peut penser aux PIT (minimum 2 acteurs industriels + 2 acteurs recherche) en vigueur dans les pôles. Mais à la différence des pôles, il ne s’agit pas des TIC au service de la thématique de ceux-ci, mais de projets plus directement axés sur l’innovation informatique proprement dite. C’est aussi un moyen de favoriser la collaboration entre les (peu nombreuses) grandes et (nombreuses) petites entreprises ICT.

De plus, toujours dans l’optique de favoriser une masse critique, des échanges entre ces projets informatiques devraient aussi être organisés, à l’instar des « Collaboration Days » des projets européens, où les thématiques et résultats des projets sont discutés entre consortiums.

Notons finalement que pour une entreprise ayant mené avec succès un projet R&D via un mécanisme wallon, il faut encourager la poursuite de la recherche (si pertinent évidemment) via un mécanisme international (DGO6 projet internationaux ou, si possible, H2020). Les centres de recherche ou les universités, ayant déjà des références solides et actifs par nature dans ce type de projets, sont des partenaires idéaux pour y parvenir.

Il faut envisager l’innovation comme moyen de développement à l’étranger, via la collaboration avec une entreprises étrangère. Le Web (via le cloud computing par exemple) permet plus facilement de proposer des produits (versus services), plus favorables pour réussir à l’exportation.