Contribution participative aux Assises du Numérique en Wallonie

La seule limite pour une smartcity citoyenne et connectée: votre imagination

Il est à noter que cet article est le résultat d’une vision personnelle et citoyenne qui peut être biaisée par mon manque d’informations sur le sujet (pics de pollution), elle pourrait peut-être s’inscrire dans le cadre d’une politique smartcities.

N’étant pas un spécialiste de la qualité de l’air (utilisé ici  à titre d’ exemple afin d’aller au bout de mon raisonnement), cet article a pour seul but d’inspirer d’autres personnes.

La « ville intelligente » naîtra avec l’appui du citoyen dans une action quotidienne de façon naturelle.

Deux solutions pour obtenir cet appui naturel du citoyen:

  1. Le déploiement de capteurs de données aux points WiFi publics (température, hygrométrie, détecteur de pluie, qualité de l’air,…) et plus particulièrement dans les endroits publics (parcs, jardins, aires sportives, etc). Ces données seraient ensuite accessibles depuis une Open Source API ouverte à tous.
  2. L’utilisation de capteurs personnels comme les objets connectés avec des applications propriétaires qui encourageraient leur utilisation (ce qui est par ailleurs déjà le cas) inciterait au partage de données de façon anonymisée et utiliserait, dans le cadre d’une participation citoyenne le même système de données que celui pour les endroits publics. Chaque développeur aurait la possibilité s’il le souhaite, d’utiliser ces données au sein de son application ou encore d’en faire la promotion. Par ailleurs chacun serait libre d’accepter de partager ou non ces données anonymisées.

Ces deux solutions permettraient d’en savoir plus sur sa ville, sur sa qualité de l’air en temps réel. Cette participation citoyenne au quotidien qui utiliserait des applications propriétaires ou Open Source permettrait de rendre la ville plus intelligente (smartcity).

Avec ce type de données, il serait possible d’optimiser le parcours d’ une ville et de ses lieux publics et en temps réel, selon la qualité de l’air et via GPS. Par exemple, pour les utilisateurs des vélos ou encore pour informer une mère avec son bébé de la qualité de l’air du parc qu’elle visite, ou encore pour informer un sportif, de la météo pour l’aire de sport qu’il fréquente.

On peut ensuite imaginer une deuxième phase « smartcity », à l’ ère de la voiture connectée, où chaque développeur d’applications Open Source ou « propriétaire », de systèmes Open GIS, chaque fabricant de GPS,  et la ville elle-même, aurait l’opportunité de fournir des applications et services qui s’ adaptent à une ville en particulier. Ceux-ci permettraient d’optimiser en temps réel les déplacements des véhicules motorisés et les déplacements de chacun en fonction des soucis rencontrés et de mesurer le bien-être des citoyens de cette ville.

Tout ceci s’inscrit ensuite dans un respect de chacun et une démarche commune ou encore personnelle au profit de chaque participant d’une ville qu’il soit citoyen, visiteur ou vacancier. Ce rôle (visiteur, citoyen ou vacancier) devient, aussi, une donnée intéressante pouvant encore optimiser le parcours de chacun puisque le rôle qu’une personne tient dans une ville à un instant « T » peut varier à chacun de ses déplacements. Ce rôle, pour un véhicule motorisé ou non, devient encore une source d’optimisation pour la ville, tant au niveau de sa qualité de vie que de son parcours.

Pour conclure, c’ est la ville, son parcours et sa qualité de vie qui deviennent les objets connectés au citoyen, au visiteur ou au vacancier. Ces acteurs d’une ville « smartcity » ne subissent plus le parcours proposés par leur GPS et deviennent de vrais acteurs qui choisissent.

Une voiture rend un service temporaire, elle doit donc rester un objet connecté au service d’autres services connectés. A l’ ère des objets connectés, il est préférable que chaque ville, avec des ambitions « smartcity » au service de ses citoyens, soit le premier acteur de ce changement et connecte ses premiers capteurs en tant qu’objets connectés. Jouez le jeu maintenant, c’est s’assurer que beaucoup d’acteurs suivront.

Remarque:

On le sait tous aujourd’hui, il y a trop de pollution dans le monde.

Nous pouvons donc agir à notre échelle notamment en proposant ce genre d’idées qui contenteraient tous les acteurs, ne fragiliseraient pas l’électorat, favoriseraient les initiatives et créeraient de l’emploi dans le secteur informatique.

On peut s’ amuser ensuite à imaginer quelles seraient les conséquences: certainement un Web plus « local » qui favoriserait les initiatives locales, les sites web et apps « Next Gen », les services météo avancé et sur mesure (aussi via Smart TV), assistant personnel intelligent, etc.